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Titre du blog : Les Black's Foot
Auteur : Jakin
Date de création : 03-09-2008
 
posté le 16-02-2009 à 09:07:20

LE CONTAT VENAISSIN...

 

 
84 – Vaucluse, Beaumes de Venise du 26 au 29 janvier 2009           




     

    Les romains qui s’y sentaient chez eux, y ont construit des théâtres, toujours ouverts au public. Les papes y ont bâti leur palais et planté des vignes. Quelques seigneurs ont construit des châteaux et les ont agrémentés de terrasses et de jardins où il fait bon vivre. Sous le soleil de Provence, les paysans ont capté l’eau des sources pour cultiver les fruits de l’été. Et dans l’ombre fraîche des caves, les vignerons veillent sur le bon vieillissement du vin. Les écrivains y trouvent une solitude inspiratrice ; les comédiens, les chanteurs et les danseurs y rencontrent les applaudissements nourris d’un public enthousiaste.
 


    Et l’on prétend que le nom de Vaucluse signifie « vallée fermée » : mais à qui ? Je vois surtout que le Vaucluse est grand ouvert aux amoureux de la nature provençale, du soleil et des cigales, des vestiges d’une histoire ancienne et riche, des aventures gourmandes, de l’art et de la douceur de vivre, même en hivers…
 


    Une  heure et 100 kilomètres de route sont nécessaires pour approcher le Conta Venaissin. A gauche puis tout droit : Avignon nord sortie 23, direction Carpentras, sortie Monteux nord, Sarrians, Le Petit Brégoux, après deux kilomètres, un grand giratoire, sortie gauche puis un grand boulevard montant nous mènent au cœur du village de Beaumes de Venise. A auteur du Moulin à Huile ont tournent à droite, là commence l’avenue Jules Ferry, encore 150 mètres et, sur le trottoir de gauche, se présente l’Auberge St Roch. Le point de repère est une petite chapelle du même nom qui se trouve en face…
     


    Nous avons pris nos quartiers pour quatre jours dans cet établissement managé par un couple de cuisiniers. Nicolas Jonette est derrière les fourneaux, il propose une cuisine traditionnelle revisitée aux couleurs de Provence toujours avec une pointe d’originalité. Le chef cuisine essentiellement des produits frais et français.

     Madame, qui elle aussi, a fait l’école hôtelière, s’occupe de la réception. Elle est à l’écoute et l’on est tout de suite conquis par sa personnalité. Elle prend le temps de vous faire connaître les produits du terroir et n’hésite pas à vous détailler une recette. Une belle étape dans la tradition du voyage. Vous êtes reçu en hôte pour partager un moment convivial et l’on entre immédiatement dans une nouvelle famille…
     


    Beaumes de Venise est situé sur le versant Sud du Massif des Dentelles de Montmirail. Ce massif doit son nom aux falaises calcaires d’un gris argenté qui dressent leurs crêtes acérées au-dessus des collines boisées. Malgré son altitude modeste, c’est un belvédère d’où la vue s’étend du Mont Ventoux au Rhône et à la Durance. C’était jadis un véritable poste de guet comme en témoignent l’aménagement de la Chambre des Turcs et la Tour Sarrasine édifiée au moyen âge.
     


    Le village doit son nom aux nombreuses grottes creusées dans la colline. Niché au pied des Dentelles de Montmirail qui lui servent de rempart naturel contre le mistral, ce petit bourg occupé depuis l’antiquité, offre de prestigieux témoignages du passé. Il est le départ de nombreuses randonnées qui nous font découvrir le cœur ancien du village, la garrigue environnante couvertes d’essences méditerranéennes, les vergers d’oliviers inondés de soleil et les célèbres vignobles réputés. Un véritable havre de paix dans un site enchanteur.
     


    Chapelle Notre Dame d’Aubune 12ième siècle dont le clocher est classé monument historique. Chapelle dédiée à la vierge, construite en l’honneur d’une victoire de Charlemagne à l’aube contre les Sarrasins. L’architecte n’est autre qu’Ugo. On trouve ses initiales sur la façade de l’arête du chevet (8ième et du 9ième) identique à celles inscrites sur la Chapelle St Anne d’Apt. Vestiges de la Chapelle St Hilaire et Château du Castellas 7ième siècle.
     


    Devant le cours Jean Jaurès, la grande église paroissiale du 16ième siècle, transformée au 19ième siècle, est accolé à un porche qui mène à la rue de la République. Nous remarquons au passage la belle fontaine à mascarons (18ième) sur la place du 8 Mai face à l’église. Après avoir arpenté quelques rues fleuries et jolies venelles, nous passons par de petits escaliers, puis découvrons des maisons anciennes, quelques belles portes restaurées et montons ainsi jusqu'aux ruines du château féodal (12ième) qui se situent sur le point culminant du village.
      


    Les vestiges du château féodal dit « des Barons » et des remparts qui faisaient de Beaumes l’un des plus puissants bastions fortifiés du Comtat Venaissin au Moyen Age.
      


    Les gourmets et fines papilles ne s’attarderont pas trop longtemps dans les grottes ou les chapelles des collines sachant qu’en bas du village, sur l'avenue Raspail, le caveau de dégustation et de vente du célèbre vin de Muscat de Beaumes de Venise nous attend. Sa réputation a largement dépassé les frontières du Comtat Venaissin. Plusieurs cuvées, plusieurs subtilités à notre disposition... La cuvée «Tradition» s'accordera en été avec un melon, la cuvée du «Bois Doré» nettement plus distinguée sera à la fête avec un foie gras poêlé.... à nous de les goûter et de les comparer. Mais attention la célébrité du muscat ne doit pas faire oublier l’excellent Côte du Rhône village rouge de Beaumes de Venise !
     


    Un peu plus loin, à l'entrée du village en direction de Lafare, le moulin à huile d'olive de la Balméenne est ouvert à la visite. Son magasin aux senteurs de Provence propose tous les produits du terroir de la région, du savon, en passant par les biscuits aux herbes et épices sans oublier bien sûr la vedette : l'huile d'olive…
     


    Le froid nous rappel que nous sommes en hivers. Il est temps de rentrer au chaud prendre un thé et nous reposer avant le repas du soir. Nous sommes les seuls clients de l’auberge. Alors il est agréable de se faire « chouchouter » par un chef et un maître d’hôtel comme le sont les VIP…

    Entourée de sept collines (comme Rome), Vaison-la-Romaine est traversée par les eaux de l’Ouvèze. Affluent du Rhône, longue de 85 km, la rivière a aujourd’hui, le plus souvent, un faible débit et n’est pas navigable. Il en allait autrement semble-t-il à l’époque romaine, puisque des inscriptions nous signalent des corporations de bateliers. Mais l’Ouvèze est capable de colères terribles. La crue catastrophique du 22 septembre 1992 et les inondations qu’elle a engendrées l’ont tragiquement rappelé.
     


    Reconnue comme l’un des Plus Beaux Détours de France, la ville doit sa renommée à son patrimoine. Les témoignages de son passé prestigieux imprègnent la ville moderne qui expose à ciel ouvert les vestiges de l’antique Vasio Vocontiorum, capitale du peuple voconces. La cité et les églises médiévales complètent ce panorama où l’histoire agrémente l’art de vivre des habitants.
      


    L’époque contemporaine s’enrichit d’une œuvre originale des sculpteurs Fabienne Versé et Serge Boÿer, composée de monolithes gravés, disposés à l’entrée de la Ville, sous forme de jardin poétique et philosophique. Nous découvrons le Jardin des 9 Damoiselles. Fontaine Avec ses places ombragées de platanes, ses fontaines rafraîchissantes, ses rues commerçantes, ses terrasses accueillantes de cafés et de restaurants, et, bien sûr, son exceptionnel marché aux multiples senteurs et couleurs du Midi, Vaison-la-Romaine offre tous les charmes d’une authentique cité provençale.
     


    La cathédrale Notre-dame de Nazareth, église mère du diocèse de Vaison (une quarantaine de paroisses dans l’Etat pontifical et le Dauphiné), se trouvait au centre d’une cité médiévale aujourd’hui disparue. L’évêque résidait dans le palais épiscopal proche et les chanoines dans le cloître et ses bâtiments annexes. Construite au 11ième siècle à l’emplacement d’édifices paléochrétiens, selon un plan basilical, puis remaniée au siècle suivant, son architecture est un très bel exemple de l’art roman provençal. L’une de ses caractéristiques est la présence de vestiges antiques réemployés lors de sa construction.
      


    Accolé à la cathédrale, le cloître comporte quatre galeries entourant le jardin, ajourées de petites arcades groupées par trois sous des arcs de décharge. Les colonnettes sont surmontées de chapiteaux à feuilles d’eau pour la plupart, mais certains sont figuratifs. Les pièces réservées aux chanoines (réfectoire, dortoir, salle capitulaire…), desservies par la galerie du cloître, ont aujourd’hui disparu. La cathédrale ainsi transformée se compose d’une nef centrale de trois travées, flanquée de deux collatéraux sans transept. Les abords ombragés et la quiétude du cloître en font un agréable lieu de visite. Dans la seconde moitié du 12ième siècle, la ville est soumise au pillage ordonné par le comte de Toulouse, en désaccord avec l’évêque sur leurs possessions respectives. Il s’ensuit la construction de la tour comtale, qui deviendra le château, sur la rive gauche et l’abandon de la cité médiévale au 13ième siècle pour la nouvelle ville haute.
     


    Le site archéologique de la Villasse correspond à un quartier riche et très actif de la ville avec ses rues, ses boutiques et son ensemble thermal. En arrière de cette animation urbaine bruyante, de grandes demeures tournées sur leurs cours intérieures, témoignent d’une qualité de vie et d’un luxe réservé aux populations aisées.
  

    
    Le pont gallo-romain, classé "Monuments historiques" en 1840, constitue le véritable lien entre la ville basse moderne et la cité médiévale ; il est l’un des monuments majeurs de la ville. Construit au 1er siècle après J. C., il est ancré dans la roche au niveau d’un rétrécissement de l’Ouvèze. Son arche unique, de 17 mètres  d’ouverture et large de 9 mètres, est constituée de cinq arcs en plein cintre et s’appuie sur le rocher. Dans l’Antiquité, le pont dominait les installations de digues sur pilotis. La rivière favorisait un intense trafic commercial assuré par des corporations de navigateurs.
     


    La haute ville s’organise au pied du château, construit en 1195 par Raymond VI, comte de Toulouse. Il voulait affirmer son autorité face à l’évêque qui s’était établi en seigneur dans la ville médiévale (vallée). On entre dans le bourg par une porte fortifiée du 14ième siècle, que domine la tour du Beffroi.
      


    A cette époque, de la salle de garde établie sous la tour, on actionnait le pont-levis, le grand portail et la herse qui protégeaient l’entrée comme on peut encore le deviner de nos jours. La cité ainsi protégée derrière ses remparts était étagée sur 3 hectares environ selon une trame irrégulière de ruelles aux édifices construits en grande partie avec des matériaux de réemplois provenant des constructions antiques et médiévales de la vallée. Dans l’ensemble, les rues principales ont été aménagées à contre-pente pour faciliter la circulation et l’établissement des habitations nobles et bourgeoises. Ces rues qui relient à l’ouest, la place du vieux marché et à l’est, la place de l’église, sont traitées en calades (nom provenant des pierres calées les unes contre les autres pour former la surface de circulation) et sont bordées par quelques très beaux hôtels particuliers.
    

 
     Rue de l’Evêché, on peut signaler l’hôtel Fabre de Saint-Véran qui abrite l’hostellerie du Beffroi. Il possède deux encadrements de porte du 16ième siècle parfaitement conservés. Plus loin, la chapelle de la confrérie des pénitents blancs jouxte la maison de ville de la famille de Taulignan et celles des de Montfort. En poursuivant, nous passons devant l’ancien évêché, aménagé à la fin du 16ième siècle. Place de l’Orme, on verra la Maison du Prévost du Chapître et la façade de la chapelle Sainte constance. Enfin face à l’Eglise, située à l’extrémité Est de la butte rocheuse s’élève la demeure soignée des de Blégiers.
       


    L’église cathédrale commencée dans la seconde moitié du 15ième siècle a été transformée à maintes reprises pour son agrandissement et pour son embellissement au fils des styles architecturaux. Dans l’attente de sa restauration, l’édifice est fermé au public mais on s’attardera avec intérêt sur la façade en pierres de taille de style jésuite, sur l’insolite toiture du clocher et à ses décors médiévaux réemployés. A quelques pas de là, la placette surplombe la vallée de l’Ouvèze. Un splendide panorama s’offre à nous. On domine le quartier du pont romain et la rivière, et on profite d’une perspective sur le Mont Ventoux.
      


    Au début du 12ième siècle, Vaison fait partie du marquisat de Provence qui dépend du comte de Toulouse. Ce dernier se heurte à l’évêque, seul maître et seigneur de la ville depuis 1108, au sujet de leurs possessions. Pour affirmer son pouvoir, Raymond VI fait élever une tour, en bois, puis en 1195, en pierre. Le château est composé de trois corps de bâtiments, flanqués d’un donjon carré, entourant une cour intérieure. Les remaniements et les adjonctions (bretèche, échauguette, barbacane) datent du 15ième siècle. Ils confirment la fonction militaire du château, qui est un poste de surveillance plus qu’une résidence seigneuriale. L’édifice n’est plus occupé à partir de 1791, date à laquelle il est vendu à la communauté de Vaison.
      


    L’église est édifiée en 1464 à l’emplacement d’une ancienne chapelle. Elle est située à l’aplomb de la falaise et englobe à sa base le rempart de la haute ville. Des pierres, récupérées dans les ruines de la chapelle Saint-Laurent du 12ième siècle, sont reconnaissables dans les parements à leur marque de tâcheron. Une sacristie, couverte d’une voûte en plein cintre, communique avec le chœur. Le clocher de plan carré, daté de 1470, s’élève au-dessus de la troisième chapelle latérale ouest. Cet édifice, modifié au fil du temps, a été délaissé en 1897 lors de la reprise du culte dans la cathédrale romane Notre Dame de Nazareth…
     


    Après un repas réparateur aux Terrasses de Ninou, place Théodore Aubanel, nous poursuivons notre aventure dans les vignobles des Côtes du Rhône. Sur la route du massif : Gigondas, une table d’orientation nous permet d’admirer l’étendue du vignoble qui fait la réputation de ce village.
      


    L'occupation humaine est attestée depuis la période du néolithique moyen. Ce sont les Romains qui ont donné le nom au village, ayant introduit la culture de la vigne et de l'olivier. « Jucunditas » ou « Jucundus » « Joie et allégresse », ce terme latin est devenu au fil du temps « Gigondas ».
      


    Plusieurs restes d'implantations agricoles romaines (villae), ainsi que de nombreuses sépultures, sont mis à jour au quartier des Grames. Après l'invasion des Sarrasins au 8ième siècle, les habitants du lieu envisagent de se regrouper en communauté et construire un village « sûr », en hauteur et entouré de remparts, afin de se protéger d'éventuels envahisseurs…
     


    Quelques kilomètres plus loin, Installé sur une butte, le village de Vacqueyras, qui appartenait à la Principauté d’Orange en 1270, est de forme circulaire. Il se regroupe autour de son église. Ses ruelles étroites que nous arpentons seulement à pied nous mènent vers les murs d'enceintes du château et de l'église.
     


    Nous arrivons sur la place de la mairie, nous suivons les remparts qui nous conduisent sur la place de l'église. L'église est située sur le haut du village à l'intérieur des remparts. Le bâtiment a subi au cours des siècles des agrandissements qui lui ont donné son aspect actuel. A voir absolument à l'intérieur l'autel en bois doré qui date de 1702. Le château sur la place de l'église appartenait à la famille Vassadel. Aujourd'hui il est propriété de l'association paroissiale qui utilise sa cour pour donner des spectacles les soirs d'été.
     


    De la place de l'église nous descendons à travers les rues du vieux village à la Porte de l'Horloge. Cette porte est la deuxième ouverture dans les remparts. Le passage par cette porte nous conduit sur le Cours Stassart.
     


    Le Cours ombragé par des platanes centenaires est le témoin de repas qui réunissent tout le village. A chaque extrémité du Cours, deux lavoirs communaux, alimentés par des fontaines. Le Cours marque le début du nouveau village où nous trouvons tous les commerces pour effectuer nos achats « souvenir »…
      


    Sur la route nous faisons une halte à Notre Dame d’Aubune. Cette chapelle du 12ième siècle dont le clocher illuminé en saison est classé monument historique. Son nom d'Aubune (Aubuna) viendrait d'après la légende de la victoire qu'aurait remportée Charlemagne à l'aube à cet endroit précis. En remerciement, il aurait promis à la vierge d'y faire ériger une Chapelle.
     


    Une autre légende circule, le Diable n'étant pas heureux de voir s'ériger une Chapelle dédiée à la vierge Marie, se rend au sommet de la colline et de sa griffe puissante arrache un énorme rocher. Il le pousse sur la pente escarpée. A ce moment précis, la vierge sortit de son sanctuaire et du bout de sa quenouille vint toucher le rocher qui s'arrêta au bord du précipice, celui-ci est encore là-haut menaçant mais toujours immobile. On peut voir sur la face supérieure du rocher, l'empreinte à demi effacée de la griffe…
     


    Nous finissons notre journée à Aubignan. Une partie de ce petit bourg est entourée par des remparts du 14ième siècle. Le village ancien a su garder quelques beaux vestiges ou monuments. Nous visitons devant l'avenue Jean Henri Fabre la Porte de France qui supporte l'horloge du village surmontée de son campanile en fer forgé. Par cette porte nous accédons au cœur ancien. A quelques pas de là, la mairie s'est installée dans une bâtisse du 17ième siècle entièrement rénovée.
      


    Un peu plus loin sur la place du château de Pazzis, l'église primitive de style roman, s'élève devant un parking. A l'intérieur une vitrine renferme d'anciens objets de culte et les deux angelots de Bernus qui ont servis de modèle pour réaliser les angelots de la cathédrale, Saint Siffrein à Carpentras. Le vent est maintenant glacial, il est temps de rentrer à Beaumes de Venise pour une nuit réparatrice…
     


    Ce matin le vent est tombé sans faire de bruit. Nous décidons de faire un tour au Mont Ventoux. Mais avant, nous passons par Suzette, histoire de faire le plein de la Cuvée 2005 domaine Beauvalcinte que nous avons dégusté hier soir l’auberge. Depuis la route, en approchant du village, nous voyons Suzette se dessiner entre les restanques de vigne, encadré par de somptueux paysages. Au coeur des hauteurs des Dentelles de Montmirail (versant Est), c’est un petit village suspendu à son piton à 410 mètres d'altitude au milieu du cirque de Saint Amand. Au dernier carrefour avant le village, vous ne pourrez pas manquer l'immense table d'orientation. Entièrement créer en céramique, elle indique toutes les directions possibles de village le plus proche aux villes les plus lointaines comme Genève (245 km), Grenoble (135 km), Milan (350 km)… à vol d’oiseau bien sûr.
     


    Direction Malaucène que nous atteignons 15 kilomètres plus loin. Puis on s’engage dans la montée. Lundi il a neigé, nous ne sommes pas sur d’arriver au sommet. Dominant du haut de ses 1.912 mètres toute la Provence, le Mont Ventoux est un site naturel d'exception. Montagne mythique dans l’histoire de la Provence. De son sommet, il fait découvrir l’un des plus vastes panoramas d’Europe, dominant la Vallée du Rhône, les Baronnies et le plateau du Vaucluse. Dès les premiers lacets, la neige est là. Nous montons difficilement jusqu’au Mont Serein avant de faire demi-tour car nous ne sommes pas équipés de chaînes.
     


    Au pied de Malaucène nous prenons la route de Vaison la Romaine et quelques kilomètres plus loin nous apercevons un petit village. Il se tient perché sur une crête à l'extrême Nord du massif montagneux des Dentelles de Montmirail. Etalé fièrement sur sa crête, il  fait face au Mont Ventoux. Ce petit village plein de charme porte bien son nom : Crestet. Ce village médiéval fortifié est dominé par les ruines vertigineuses d'un des plus vieux châteaux du Comtat (9ième siècle).
      


    La meilleure façon de le découvrir est à pied, nous découvrons ses ruelles caladées, ses arcades, ses passages sous voûtes.
      


    A voir, à visiter : belle fontaine (1843), chapelle Notre dame de i’annonciade (1545), église paroissiale Saint sauveur et saint sixte roman 11ième siècle, gothique et Renaissance, vestiges d'un ancien couvent à Notre-Dame de Prébayon, préroman ; Source miraculeuse près de l'autel appelée source de Malézieux.
     


    Au bout de la placette, le château médiéval (12ième), ancienne résidence des évêques de Vaison-la-Romaine. Jadis en période de conflit avec les Comtes de Toulouse, les évêques de Vaison venaient se réfugier dans ce château lorsqu'ils étaient en danger. Aujourd'hui le château est une propriété privée, nous ne pouvons donc pas le visiter. Mais le petit village médiéval renferme d'autres trésors.
     


    Ne quittez pas Le Crestet sans être monté au point culminant du village. Vous pourrez avoir d'ici un point de vue panoramique sur les Dentelles de Montmirail et le Mont Ventoux à vous couper le souffle. Une table d'orientation vous aidera à reconnaître et mettre un nom sur chacun des pics, crêtes, monts et vallons…
     


    Nous retournons déjeuner aux Terrasses de Ninou à Vaison la Romaine puis nous prenons la route de la vallée de Toulourenc par Brie les Baronnies. Nous faisons une première halte dans un petit village dans la Drome que nous venons de franchir. Mine de rien, Mollans-sur-Ouvèze recèle de nombreux charmes, qu’on découvre à pied, en commençant par la ville basse, où il faut diriger ses pas vers le pont, d’origine médiévale, à une seule arche. Jadis, ce pont était flanqué d’un dispositif de sécurité constitué de trois tours rondes : il n’en reste qu’une aujourd’hui, qui servit de base à l’érection d’un beffroi au début du 18ième siècle. Baptisé “Tour de l’Horloge”, il domine une minuscule chapelle ronde bâtie en encorbellement au-dessus du lit de l’Ouvèze. Nous Franchissons le pont, et nous sommes ravis de trouver de l’autre côté une merveilleuse fontaine dite "Au Dauphin" et son lavoir couvert à sept arcades. L’ensemble est classé, non sans raison…
     


    D’origine médiévale, le village de Pierrelongue doit son nom au piton rocheux autour duquel était installé autrefois un château fort. Détruit en 1789, lors de la Révolution, il fut au 19ième siècle, remplacé par l’église que l’on voit encore aujourd’hui se dresser vers le ciel. Cette aiguille rocheuse est la grande curiosité du village, lui donnant son aspect inhabituel. D’autant que, dans la roche, on a disposé plusieurs statues de pierre assez énigmatiques. On y monte par quelques escaliers abrupts, mais l’effort est récompensé par la vue d’en haut, sur la plaine et sur les toitures harmonieuses du village. Et bien sûr aussi par la visite de l’église. Nous retournons nous mettre au chaud à Beaumes de Venise…
     


    Un dernier petit déjeuné de produits naturels à l’Auberge St Roch et nous partons sous un soleil radieux visiter la ville de Carpentras. La ville a grandi au cœur du Contat Venaissin, cette plaine aux allures de campagne italienne. Situé en Provence rhodanienne, le Contat présente un paysage de contrastes, à la végétation méditerranéenne. Carpentras, héritière de la cité gauloise des Mémini, au double caractère d’acropole et de marché, devient au Moyen âge, la capitale du Contat. Elle doit l’essentiel de son originalité à son appartenance au Saint Siège du 13ième au 18ième siècle. Son architecture s’inspire des modèles italiens et la présence des Juifs, protégés par les Papes, marque sa culture.
     


    La Cathédrale St Siffren : Ce bel édifice de style gothique livre au regard la simplicité de ses lignes et la blondeur de sa pierre, tandis qu’à l’intérieur, de riches décors baroques se laissent deviner dans la pénombre des chapelles.
     


    En déambulant dans les rues de Carpentras, on remarque de nombreuses chapelles qui témoignent, des ordres et congrégations religieuses qui se sont établies à Carpentras au 17ième et 18ième siècle. Quelques-unes ont trouvé reconversion : la chapelle du 17ième siècle de l'ancien Collège des jésuites est aujourd'hui un haut lieu d’expositions, la chapelle des Pénitents Blanc s'ouvre aux réunions et conférences, d’autres abritent encore le culte et la dévotion comme la chapelle Notre dame de Santé du 16ième siècle. Située en bordure du petit pont qui enjambe l’Auzon, sur l’avenue ND de Santé, la  chapelle est ouverte aux fidèles qui affluent chaque année à l’occasion de la neuvaine  du 10 juillet  organisée pour célébrer le miracle de la fin de la grande peste de 1720, épargnant ainsi la ville.
    

  
    Le passage Boyer appelé aussi rue Vitrée est typique des galeries commerçantes couvertes du milieu du 19ième siècle. Elevé pour relier aisément les petites Halles et le marché, l’alignement de ses boutiques chic au rez-de-chaussée d’immeubles à l’ordonnance régulière contraste avec les échoppes réfugiées sous les arcades médiévales de la rue des Halles.
     


    On accède au nord de la ville par une seule porte, dernier vestige des remparts du 14ième siècle : La Porte d’Orange, un ensemble défensif qui comprenait 32 tours rondes et semi-rondes. La tour qui culmine à 26 m, garde fière allure avec son crénelage sur mâchicoulis en encorbellement. L’un des édifices les plus admirés de la ville, sauvé in extremis de la destruction lors des grands chantiers d’urbanisation conduits au 19ième siècle. Par beau temps, le panorama au sommet est grandiose : au nord, la vue embrasse la plaine agricole avec le massif des Dentelles de Montmirail et le Mont Ventoux en toile de fond, au sud le regard plonge sur les toits ensoleillés et les clochers de Carpentras éclairant les ruelles étroites du centre ancien.  
   


    A proximité, le Beffroi marque l’emplacement du premier hôtel de ville. Seul vestige du château des Comtes de Toulouse le bâtiment est desservi par une tourelle surélevée en 1572 d’un beau campanile en fer forgé, de type cosmologique.
     


    Le cœur de la cité compte un grand nombre d’Hôtels particuliers du 17ième et 18ième siècle, vestiges d’une époque où elle tenait son rôle de capitale. La noblesse et les prélats vivaient dans ces belles demeures dans lesquelles tailleurs de pierre, sculpteurs, et ferronniers d’art ont laissé éclater leur talent.
    

 
    Avant d’accéder à la Synagogue, un arrêt s’impose sur une autre place, la place d’Inguimbert. Dans son renfoncement, adossé au flanc nord de l’église Saint Siffrein, se trouve le seul vestige de la période romaine, l’Arc Romain : La cité comtadine, avant d’échoir aux papes, passa successivement aux mains des Celtes - sous le nom de Carpentoracte Meminorum et des Romains - Forum Neronis. De ces temps lointains, subsiste un édifice du 1ier siècle de notre ère, érigé pour commémorer la victoire de Rome sur les barbares. Percé d’une seule arche, il offre un magnifique détail sculpté : deux captifs enchaînés à un trophée.
     


    La Synagogue, édifiée en 1367 et remaniée au 18ième siècle par l’architecte Antoine D’Allemand, est la plus vieille de France, encore en activité. Elle témoigne de la présence des Communautés juives qui, persécutées dans le Royaume de France, se mettent sous la protection pontificale et s’installent en Comtat Venaissin dès le 13ième siècle.
 


    Après un repas rapide sur la terrasse d’un pub en face du Palais de Justice, nous sommes rentrés en prenant la route de l’intérieur qui traverse le Luberon selon une diagonale St Didier, Fontaine de Vaucluse, Lauris et Meyrargues…

    A deux pas du bonheur et sans doute à chaque pas. Car le Vaucluse est riche en contrastes. Il est la Provence, celle du soleil, du ciel bleu et des lavandes mais l’eau est la fraîcheur y abondent en toutes saisons dans les Sorgues ou dans les gorges de la Nesque. Il est verger, il est vignoble, et le promeneur traverse les plaines et les coteaux cultivés pour s’aventurer ensuite au cœur des Dentelles de Montmirail, dans la forêt de cèdres et les sentiers du Luberon, ou entreprendre encore la conquête du Mont Ventoux, ce géant de Provence…
 
Andrée et Armand,

 
 

Commentaires

sylphide le 17-02-2009 à 23:54:33
Merci pour ton commentaire, ton blog me plait bien. Je connais un peu la provence c une des régions superbe en france avec le must du luberon.
galerieangie le 17-02-2009 à 10:06:35
notre France est aussi jolie!!!au fait tu es de quel Région???

comme tu as pu le constater,je suis Angevine!!!!

bisous
rosetina le 17-02-2009 à 08:53:17
Bonjour, quelle belle balade vous avez fait.. merci pour les photos, c'est une si jolie région. Bisous Rosetina ♥.
blog bonheur le 16-02-2009 à 21:34:28
Je passe pour te souhaiter une trés bonne soirée

bisous et a demain


Mamie-Cannelle le 16-02-2009 à 18:54:28
Après une semaine de vacances, je passe vous faire un petit coucou !!!

Toujours aussi intéressant ton blog !!!

Je te souhaite une très bonne semaine !!!

Bizzzzzzzzz et à bientôt !!!

MC.
vivrenotreamour le 16-02-2009 à 13:25:24
bonjour je passe enfin te saluer après un merveilleux week-end .J'espère que pour toi sa été de même se fut très agréable de ne pas se sentir seule même si sa été que deux jour cette impression de reformer un vrais famille fut formidable. Même si je sais que rien est sur mais sentir que quelque chose de nouveau commence se sentir revivre et avoir l'impression d'exister et d'être aimer sa fait du bien.

Je suis vraiment pas faite pour vivre seule

ici a joinville il neige à nouveau cette hivers ne finiras donc jamais

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bonne semaine a toi

bis patricia
Feedesetoiles1 le 16-02-2009 à 11:54:53
Bon lundi !

merci! c'est fort intéressant !! et très beau ausssi !

Bisoux ♥


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blogbonheur le 16-02-2009 à 11:13:48
Coucou me voici de retour , apres une hospitalisation d'un week-end , j'éspére que tu vas bien ? Moi , oui a part un mal de gorge affreux du a l'operation .

Merçi de tes passages et ta fidelité pendant mon absence .


Je t offre une énorme bise Elle sera douce comme une brise Elle sera donnée avec tendresse Elle sera donnée avec gentillesse Elle sera donnée par magie Elle sera très audacieuse Elle sera affectueuse Elle sera chaleureuse Elle sera une bise d'amitié regarde dans le ciel tu y verras briller l'étoile de l'amitié et moi je l'ai baptisée de ton prénom car tu es une merveilleuse amie passe un tres bon Lundi

bisous