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Les Black's Foot

le 28-02-2026 07:28

L'ALGERIE DE MON ENFANCE, 1949-1962 (590)

LE TELAGH (Oranie)
La Mairie...
Photos du Centre de Documentation Historique sur l'Algérie. Publication Réalités du Morvan Empury...
 


 
 
le 27-02-2026 08:02

A COMME AIX EN PROVENCE (38) - BOUCHES DU RHÔNE

Chagall, tout en couleur : Les images témoignent de la capacité de Chagall à créer une langue universelle par le dessin et la couleur...
 


 
 
le 26-02-2026 05:32

A COMME AIX EN PROVENCE (37) - BOUCHES DU RHÔNE

Chagall, tout en couleur : Le parcours met en lumière l'alchimie entre l'artiste et l'artisan, la matérialité du pigment et la recherche d'une lumière picturale où se rencontrent tendresse et réconciliation... 
 


 
 
le 25-02-2026 07:47

A COMME AIX EN PROVENCE (36) - BOUCHES DU RHÔNE

Chagall, tout en couleur : Les œuvres dialoguent avec des thèmes mythologiques, littéraires et religieux, de l'Odyssée aux récits d'amour et d'exil...
 


 
 
le 24-02-2026 07:08

A COMME AIX EN PROVENCE (35) - BOUCHES DU RHÔNE

Chagall, tout en couleur : L'exposition retrace l'exploration de la lithographie par Chagall, évoquant son travail dans l'atelier de Fernand Mourlot et sa collaboration avec le maître imprimeur Charles Sorlier, qui permit d'atteindre une qualité de couleur exceptionnelle...
 


 
 
le 23-02-2026 07:42

L'ALGERIE DE MON ENFANCE, 1949-1962 (589)

LA SÉNIA (Oranie)
L'Aérogare en 1962...
Photos du Centre de Documentation Historique sur l'Algérie. Publication Réalités du Morvan Empury...
 


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le 22-02-2026 07:29

L'ALGERIE DE MON ENFANCE, 1949-1962 (588)

EL-RAHEL (Oranie)
La plage de Sassel...
Photos du Centre de Documentation Historique sur l'Algérie. Publication Réalités du Morvan Empury...
 


 
 
le 21-02-2026 07:36

L'ALGERIE DE MON ENFANCE, 1949-1962 (587)

EL-ARICHAT (Oranie)
Le centre éducatif...
Photos du Centre de Documentation Historique sur l'Algérie. Publication Réalités du Morvan Empury...
 


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le 20-02-2026 06:23

LES CENDRES OU LA PRÉPARATION DU GRAND ŒUVRE

L'ascèse du Carême qui prépare le chrétien à recevoir le baptême pascal, ne pouvait mieux s'ouvrir que par ce retour à "l'état premier" de l'homme : "Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière", dit le prêtre lors de l'imposition des cendres sur le front du fidèle. Quant à l'alchimiste, il se propose de remettre les éléments dans leur état originel, pour créer un être minéral nouveau et sans tache. Tous ces symboles en apparence disparates, qui viennent illustrer la Chandeleur, en font une festivité à connotation alchimique par excellence.Toutefois, une étude attentive des traités alchimiques démontre à l'évidence que tous les alchimistes n'utilisèrent pas la même matière première. On peut donc évidemment se demander comment des corps différents ont pu produire les mêmes effets. Mais outre qu'il y eut de nombreux échecs dans les travaux du Grand Œuvre, l'essentiel réside toujours dans la faculté de métamorphose du corps minéral, considéré comme un miroir dans lequel on peut suivre de façon symbolique les phases de la Création du Monde.Il semble donc que la vraie matéria prima soit l'alchimiste lui-même et pour s'en persuader, traversons les symboles. En premier lieu, la coutume profane qui était observée lors de la Chandeleur à Échalot, petit village de Bourgogne parle d'une fée qui réside dans une source appelée Coquille. Les textes alchimiques ont souvent évoqué cette coquille qui recèle, sous son écorce dure, la perle de la récompense. C'est en effet dans la coquille mercurielle que l'alchimiste recueille L'eau céleste indispensable à ses travaux. Celle-ci encore appelée eau benoîte , trouve sa réplique dans l'eau bénite des églises.D'autre part, la fée d'Échalot, qui évoque aussi Saturne, a la faculté de dévorer ses enfants. Pour les alchimistes, Le Saturne des Sages, possède la faculté rare de dévorer les autres métaux, c'est-à-dire de les dissoudre. Dans son commentaire de la 7ᵉ planche du Mutus Liber, Eugène Canseliet évoque longuement ce corps dont l'avide appétit, pour toute juvénilité, dépend de l'action du feu et de l'eau. La fée d'Échalot, la coquille, le Saturne des philosophes et le loup, sont en fait quatre expressions d'un même symbole, extrêmement important, puisqu'il voile le Sujet des Sages ou matière première des alchimistes.En poursuivant notre recherche, le choix des animaux, en honneur durant la période carnavalesque, ne surprendra nullement les amoureux d'alchimie, pour lesquels le Carnaval et son feu rituel annoncent la période du renouveau équinoxial, durant laquelle se trouvent conjugués feu céleste et feu terrestre. Le coq et le cerf qui sont deux symboles alchimiques, étaient très en honneur lors des défilés.Fulcanelli nous précise que le Coq et le renard ne sont qu'un même hiéroglyphe recouvrant deux états physiques distincts d'une même matière. La portion aqueuse de la matière, c'est-à dire l'âme minérale, fut représentée par Lambspring au 17ᵉ siècle par une bête alerte, belle et bien bâtie, un grand fort et robuste cerf, dont le caractère mercuriel l'apparente symboliquement au coq.Selon les alchimistes, la purification de la terre philosophale ou adamique pose d'énormes problèmes et beaucoup se sont trouvés arrêtés à ce point précis de l'ouvrage. Il semble que pour la réussite de cette opération, le degré de chaleur ait une grande importance, car la calcination par laquelle la cendre rouge est obtenue n'est nullement l'opération réclamant une haute température qui semblerait, à priori, nécessaire. Or dans la cendre est caché le tartre vrai et naturel qui doit être dissous. Et après la dissolution de ce tartre, la puissante serrure de l'appartement du Roi peut être ouverte.Ces propos se rapportent à l'extraction d'un sel par voie humide, c'est-à-dire par dissolution et évaporation, opération qui est aussi réalisable par voie sèche. Selon Basile Valentin, tout reposerait donc sur la connaissance d'un corps - sans aucun doute un sel, voire un mélange de deux sels - dont l'alchimiste cache soigneusement la nature pour inciter l'étudiant à la réflexion.Basile Valentin insiste ensuite sur l'importance du sel qui est pour lui un élément indispensable du compost. C'est que sans le sel notre Œuvre corporel ne peut s'élaborer et que le sel, uniquement, opère la coagulation de toutes les choses. Mais s'agit-il ici d'un sel particulier ou du principe salin qui participe à la triade "soufre-mercure-sel" ? Or Basile Valentin brouille volontairement les pistes dans son texte.C'est bien le minéral, noir et grossier qui livre le Mercure alchimique. Pour les uns, ce sera le cinabre (sulfure de mercure), pour d'autres la galène (sulfure de plomb), pour d'autres encore la stibine (sulfure d'antimoine). Encore qu'il faille s'armer de prudence et accorder sa juste part à la portée symbolique des appellations.Certains textes alchimiques précisent qu'un corps cristallin sert de véhicule et de demeure au Spiritus Mundi, à l'esprit du monde, sans pour autant qu'apparaisse une modification matérielle de sa structure. On doit à Paracelse (1494-1541) l'introduction à des fins médicales d'un troisième constituant, le sel, qu'on retrouvera par la suite dans tous les traités d'alchimie. Basile Valentin fut le second utilisateur de la triade alchimique (soufre-mercure-sel) qui permit dès lors tous les rapprochements symboliques avec la Trinité chrétienne.Ainsi donc, c'est au cours du dimanche des Rameaux que l'eau et le sel, éléments indispensables au rite du baptême Pascal, sont rendus canoniques. Une insoupçonnable harmonie se dégage dès à présent de ce groupe en apparence hétéroclite de symboles. L'âne, les palmes, le sel et l'eau, support de la liturgie catholique en ce jour particulier, trouvent également leur place, grâce aux alchimistes chrétiens, dans le déroulement du Grand Œuvre.La saga continue avec "La Semaine des Semaines où le Maître du Sept", mais ce sera pour un autre soir...Jakin,
 


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le 19-02-2026 08:31

A COMME AIX EN PROVENCE (34) - BOUCHES DU RHÔNE

Caumont, Le regard d'un collectionneur : Très tôt, il a mis en lumière des femmes peintres comme Suzanne Valadon (Nu au canapé rouge), Tamara de Lempicka (Perspective) ou Marie Bracquemond (Sur la terrasse à Sèvres), anticipant de plusieurs décennies la redécouverte actuelle de ces créatrices longtemps invisibilisées...
 


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le 18-02-2026 07:46

A COMME AIX EN PROVENCE (33) - BOUCHES DU RHÔNE

Caumont, Le regard d'un collectionneur : L’art au service de la paix : le regard singulier d’un collectionneur Visionnaire guidé par une curiosité insatiable et un goût affirmé pour l’innovation picturale, Oscar Ghez s’est intéressé à des artistes encore peu reconnus à son époque, devenus plus tard de grands noms de l’histoire de l’art moderne...
 


 
 
le 17-02-2026 07:39

A COMME AIX EN PROVENCE (32) - BOUCHES DU RHÔNE

Caumont, Le regard d'un collectionneur : Nous Terminons notre voyage en admirant la force créative du cubisme, à travers des toiles comme L’Aubade de Picasso...
 


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le 16-02-2026 07:34

A COMME AIX EN PROVENCE (31) - BOUCHES DU RHÔNE

Caumont, Le regard d'un collectionneur : Puis nous nous émerveillons devant l’intensité colorée des fauves, à travers des œuvres comme le Nu au canapé bleu de Manguin ou Le Marché à Marseille de Dufy...
 


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le 15-02-2026 08:29

A COMME AIX EN PROVENCE (30) - BOUCHES DU RHÔNE

Caumont, Le regard d'un collectionneur : Nous nous laissons surprendre par le pointillisme affirmé de Maximilien Luce et l’impressionnant sens du détail de Vallotton...
 


 
 
le 14-02-2026 08:04

A COMME AIX EN PROVENCE (29) - BOUCHES DU RHÔNE

Caumont, Le regard d'un collectionneur : Nous découvrons le réalisme sensible des impressionnistes avec Le Pont de l’Europe de Gustave Caillebotte...
 


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le 13-02-2026 08:28

A COMME AIX EN PROVENCE (28) - BOUCHES DU RHÔNE

Caumont, Le regard d'un collectionneur :     Le parcours de l’exposition vous offre une traversée foisonnante des grands courants ayant façonné l’art moderne. École de Paris, Nabis, néo-impressionnisme ou encore cubisme : les tableaux collectionnés par Oscar Ghez illustrent l’audace picturale et la diversité qui traversèrent une époque des plus inventives.
 


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le 12-02-2026 07:32

L'ALGERIE DE MON ENFANCE, 1949-1962 (586)

 EUGÈNE-ÉTIENNE (Oranie)
L'avenue Mac-Mahon et le poste à essence en 1960...
 


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le 11-02-2026 07:16

L'ALGERIE DE MON ENFANCE, 1949-1962 (585)

CAP-FALCON (Oranie)
Le Cap et le phare...
Photos du Centre de Documentation Historique sur l'Algérie. Publication Réalités du Morvan Empury...
 


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le 10-02-2026 06:41

L'ALGERIE DE MON ENFANCE, 1949-1962 (584)

BOUISSEVILLE (Oranie)
La plage...
Photos du Centre de Documentation Historique sur l'Algérie. Publication Réalités du Morvan Empury...
 


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le 09-02-2026 07:55

LE MIROIR

On connaît la fortune du miroir dans la littérature occidentale : des contes traditionnels (Blanche Neige) aux contes moderne (Lewis Carroll, De l’autre côté du miroir et ce qu’Alice y trouva), du romantisme fantastique (Hoffmann, L’histoire du reflet perdu, Maupassant, Le Horla) au surréalisme (Rigaut, Lord Patchogue, Cocteau, Le Sang d’un Poète).Si le miroir excite autant les imaginations, c’est qu’il est un objet étrange. Cette étrangeté provient du double paradoxe de la perception, d’une part, le reflet de soi dans le miroir dédouble le sujet ; d’autre part, l’espace du reflet est perçu comme le prolongement de l’espace réel au-delà du miroir. Le double ouvre sur des vertiges identitaires, l’espace sur des vertiges ontologiques. D’un côté, c’est Lord Patchogue qui se cherche et se perd dans une série de reflets. De l’autre, c’est Alice qui découvre un monde fantastique en passant à travers le miroir.L’imaginaire littéraire du miroir s’appuie ainsi sur l’étrangeté bien réelle d’une expérience perceptive qui donne à voir un double de soi et du monde au statut problématique. Cet étonnement face au miroir se retrouve jusque dans l’étymologie du terme qui vient du latin minari, « admirer » mais aussi « regarder avec étonnement », « être surpris ».L’expérience des vertiges du miroir n’est toutefois pas un apanage occidental. D’une part, les miroirs sont présents depuis fort longtemps dans bien des parties du monde, en Chine ou au Japon comme en Égypte ancienne. D’autre part, la surface réfléchissante de l’eau (ou d’un minéral cristallin) a tout de même permis aux peuples sans miroir de ne pas rester des peuples sans reflet, avant que le commerce ne diffuse universellement les petits miroirs à main.En Afrique centrale, cela fait cinq siècles que les miroirs européens ont commencé à circuler le long des voies de traite. Tout un ensemble de représentations et de pratiques les concernant a donc eu le temps de s’y développer et de s’y stabiliser : représentations inquiétantes qui associent miroirs, fantômes et sorciers, mais aussi pratiques divinatoires et initiatiques où le miroir joue un rôle de premier plan.La figuration de Janus en double visage opposé suggère l’image du miroir ou celle du reflet dans l’eau. Et, par la grâce de la réflexion, au deux sens du terme, ont est conduit à mille interrogations qui traversent la philosophie, la morale, la science et sans doute, la poésie.On interroge le miroir, c’est-à-dire, on s’y regarde pour se connaître et se reconnaître. Il répond, c’est-à-dire il nous renvoie une image que nous interprétons et il nous permet de nous situer en tant que corps par rapport aux autres.Le miroir est donc un outil de connaissance de nous-mêmes, de notre réalité physique et, parce qu’il nous renvoie notre image, il nous met face à nous-mêmes, face à notre regard et, par delà, face à notre conscience, à notre âme… « Les yeux sont le miroir de l’âme ».Il est d’ailleurs présent aussi dans les représentations symboliques profanes des Vertus. Il est l’attribut de la Sagesse qui se réserve d’agir en toute connaissance de cause, qui a réfléchi au sens plein du terme. Il est aussi l’attribut de la Prudence qui, elle, tient le miroir comme un rétroviseur et découvre ce qui se passe là où elle ne voit pas. Il est enfin – est cela est évident – l’attribut de la Vanité. Celle-ci ne voit dans le miroir que l’apparence des choses, sa beauté, sa jeunesse, sa séduction qui bientôt seront abîmer par le temps, puis par la mort. Une sorte de miroir aux alouettes qui trompe celui ou celle qui ne découvre pas l’au-delà de cette surface polie, glacée.Dans la Loge, ce miroir qui revient est une autobiographie narcissique habilement fictive : il fait revenir la mémoire des mots, des images, des obsessions, des personnes, des objets fétiches pour tenter de trouver la cohérence et le sens à ce personnage qui se nomme Franc-Maçon.Le cheminement de notre pensée nous amène à nous interroger sur l’ambiguïté du miroir, sur sa polyvalence. Capable de la reproduction instantanée et totalement fidèle de n’importe quoi, il propose une photographie, mais une photographie fantôme, puisqu’il suffit de bouger le miroir de quelques centimètres ou de se déplacer soi-même pour avoir une autre image, sans trace aucune de la première. Ainsi on y fait apparaître et disparaître ce que l’on veut. Chacune de ces images n’est qu’une fugace illusion, une sorte d’apparition quasi magique sur cette surface brillante.La confrontation au miroir au cours du Rituel d’initiation nous apparaît de plus en plus riche. Á travers ce symbole, on nous invite à reconnaître pas seulement les traits de notre visage, ce que nous sommes, mais à reconnaître (dans le sens d’accepter), à prendre conscience de qui nous sommes.La Loge elle-même est notre miroir. Les Sœurs et les Frères apprenant à nous connaître nous renvoient une image qui n’est pas toujours celle que nous croyons donner. Ainsi, il nous arrive quelquefois d’être étonnés de l’interprétation que l’on peut faire de nos comportements.Le miroir offre le pire et le meilleur. Il nous offre une image illusoire, virtuelle qui peut nous entraîner à la vanité, au narcissisme, voire à notre perte ; ou au contraire (et ce n’est pas mieux) si notre image ne nous satisfait pas, au complexe d’infériorité, avec son cortège de repliement sur soi, d’amertume, de jalousie.Mais, si nous allons au-delà de cette image apparente, par la réflexion, par l’introspection, le miroir peut nous aider à découvrir les chemins de notre vérité et à forger un moi plus cohérent, plus solide et donc meilleur. Les miroirs ne sont pas seulement « bons à penser », ils sont également « bons à manipuler ».Le miroir, derrière sa surface mystérieuse recèle les rapports secrets entre les êtres et les choses ; leurs infinies et subtiles connivences nous mènent aux grandes interrogations sans réponse. Jean Cocteau disait : « Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu avant de renvoyer les images ».Ombre et reflet sont donc des images particulièrement sensibles, puisque c’est l’intégrité du sujet qui s’y donne à voir et qui s’y joue. Cette image spéculaire atteste à la fois l’unité de l’être et le sentiment qu’il a de sa rupture. Une sorte de peur de ce dédoublement car il met en question la singularité, l'identité. Et nous voilà amenés à la relation duelle, ce lien qui unit indissolublement l’un et l’autre, les opposés et les complémentaires, la pensée par couple, par notion à double face. Pourtant il ne juge pas, ce miroir à la fois accueillant et indifférent à tout, il reflétera parfaitement la beauté sans avertir de la noirceur de l'âme ! Il reste en toutes circonstances, sinon de marbre, du moins de glace ! L’homme peut-il être miroir conscient ? Miroir de quoi, si ce n’est de lui-même en vérité et non de ses fantasmes et de ses peur !C’est sur ce chemin que s’est engagé le franc-Maçon, car c’est une lutte de tout les instants avec le Symbole des symboles qu’il croisera tout au long de sa vie maçonnique.L’impétrant le rencontre pour la première fois dans le Cabinet de Réflexion, soit entier, soit brisé. Il invite celui-ci à recoller les morceaux de lui-même, tel un puzzle en pièces séparées, nécessitant de prendre conscience qu’il doit désormais reconstituer sa véritable image, se réunifier en rassemblant ce qui est épars.Puis une seconde fois lors de la réception au grade d’Apprenti au moment où on lui demande de se retourner pour découvrir que son pire ennemi n’est pas forcément devant soi, mais peut être derrière soi, ou plus précisément être en soi ; être soi-même. Le néophyte est confronté brusquement à sa propre image, réalisant que son pire ennemi est d’abord lui-même, dont il doit savoir se défier. De même il doit apprendre à se connaître pour mieux percevoir ses faiblesses afin de progresser vers l’ineffable Lumière qu’il est venu rechercher. Cette thérapie initiatique opère comme un électrochoc. Lorsque le miroir est abaissé, le récipiendaire découvre une physionomie amie qui le réconforte pour l’encourager, dans sa quête de Vérité, à effectuer la traversée du miroir.L’Apprenti le retrouve pour son passage au grade de Compagnon. Le Vénérable Maître lui tend son viatique et l’accompagne à la porte du Temple. Il est prêt pour le voyage. Sa besace contient un morceau de pain, une flasque de vin et un miroir. La démarche n’est nullement narcissique. Le Compagnon doit se regarder, analyser ses faiblesses et ses forces, combattre ce qu’il y a de mauvais en lui, et cultiver ce qu’il y a de bon. On ne demande pas au Compagnon de se regarder physiquement. Ce serait à la fois trop simple et inutile. Il doit accomplir un travail d’introspection. c’est le connais-toi toi même socratique.Puis le Compagnon expérimente la thaumaturgie du miroir dans son élévation au grade de Maître. Tout à la fois illusion et réalité, fantôme et magie il double involontairement sont image à l’approche du miroir. Il entre de dos dans le Temple avec l’humilité et la certitude du compagnon. Le miroir qu’il ne distingue pas encore renvoie déjà le reflet d’Hiram, car il est Hiram. Lorsque le 3ème mauvais compagnon le précipite de l’autre côté du miroir il entre dans le mystère de la vie et de la mort. Mais l’esprit est toujours vivant, car il entend de l’autre côté du miroir le bruit des maîtres qui le cherche. Quand trois paires de mains le tire a nouveau de l’autre côté du miroir : un nouveau Maître est née.Tout devient transparent et limpide, ce voir n’est plus regarder son reflet, mais là, déjà, la pensée du reflet est terminée, tout est vrai ! Toute animation n’a déjà plus son ombre. C’est pour cela que nous n’avons pas donné le nom de miroir, au disciple, afin qu'il sache que : "se confondre, en ce lieu, c’est se voir soi-même, non pas dans le reflet d’un miroir, mais ÊTRE !"À cet instant, le Miroir marque donc le début du travail alchimique en ce qu'il reflète la nature. Les hermétistes, par rapport aux alchimistes, ont la vision d'un monde double. Pour Hermès dans les sept chapitres, il convient de "composer l'invisible à partir du visible, de façon à faire apparaître ce qui est occulte et caché" réflexion réciproque entre le ciel et la terre, le corps et l'esprit, la nature et le divin.L’histoire du miroir ne s’arrête pas là, car c’est un éternel recommencement. En effet avec le grade de Patriarche de la Vérité nous voilà une nouvelle fois confronté à la vision dualiste du miroir. Face à la Parfaite Lumière nous devons affronter le Miroir Mystique de l'Avenir.Et le mystère s'accomplit. Comme le fidèle disciple du Grand Oeuvre, qui aborde un continent nouveaux. Sur la plage un groupe d’hommes en tenue de pingouins forme un cercle. Pour se faire accepter, il faut sortir de ses poches ces étranges petits miroirs et les distribuer pour que chacun croise les reflets ambivalents de l’autre.Si dans le miroir de l’explorateur, le reflet de l’indigène hésite, entre le singe et le gentleman, dans le miroir du Franc-Maçon apparaît l’instant d’avant : j’ai laissé sur mon plateau l’excellent livre d’Agatha Christie « Le miroir du Mort »  ouvert à la page 3, 5, 7 ou peut être plus…Jakin,
 


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le 08-02-2026 08:10

L'ALGERIE DE MON ENFANCE, 1949-1962 (583)

AÏN-el-TURCK (Oranie)
Le Grand Hôtel Saint Maurice, la plage en 1958...
 


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le 07-02-2026 06:08

L'ALGERIE DE MON ENFANCE, 1949-1962 (582)

AÏN-TÉMOUCHEN (Oranie)
Vue générale en 1957...
Le monument aux morts...
 


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le 06-02-2026 08:17

L'ALGERIE DE MON ENFANCE, 1949-1962 (581)

AFLOU (Oranie)
L'église...
La station météo...
Photos du Centre de Documentation Historique sur l'Algérie. Publication Réalités du Morvan Empury...
 


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le 05-02-2026 08:01

L'ALGERIE DE MON ENFANCE, 1949-1962 (580)

TIZI-OUZOU (Algérois)
La Grande Rue station service Total...
 


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le 03-02-2026 12:51

L'ISLAM CONTEMPORAIN, UNE ILLUSION MILLÉNARISTE

l'époque coloniale, selon un schéma de modernité, la réforme de la foi a conduit à un processus de désenchantement du religieux. Le Dieu radicalement transcendant par rapport au monde est aussi un Dieu absent. Mais alors qu'en Occident, l'affirmation de la transcendance, notamment dans le protestantisme, a ouvert la voie à la sécularisation et à l'émergence de nouvelles idoles profanes (l'État, la nation, le prolétariat, etc...), dans l'Orient musulman, ce sont des mouvements d'inspiration religieuse qui ont cherché à combler le vide en revêtant d'une aura religieuse ces mêmes idoles importées (État islamique). Sous couvert de résistance à la sécularisation, ces mouvements accélèrent paradoxalement le processus de désenchantement du monde.Le paradoxe est sans doute le plus évident dans le cas de l'Islamisme contemporain lequel lutte contre la modernité occidentale avec les instruments de cette modernité, voire de la post-modernité (État, terrorisme, techniques de guérilla, mais aussi l'internet et les réseaux sociaux) en oubliant que ce sont ces instruments qui ont donné naissance à un monde sans Dieu. L'activisme de ce qu'il faut bien appeler cette nouvelle "avant-garde révolutionnaire" au sens léniniste du terme trahit le fait qu'elle vit dans la même modernité désenchantée que ses ennemis laïques, un monde dans lequel les Dieux n'interviennent plus et où il est de la responsabilité de l'homme de façonner l'univers qu'il habite, y compris aux noms de "valeurs" réputées religieuses.À ce niveau-là, l'islamisme contemporain semble réaliser jusqu'à la perfection l'idéal type d'une "religion désenchantée". Il est bien l'héritier du wahhabisme et des réformistes de la nahda  comme Muhammad Abdah  qui avait voulu expurger l'Islam de toute forme de superstition et amputer le soufisme, dans la mesure où il le tolérait, de sa dimension métaphysique. En même temps, il cherche à combler le vide laissé par le Dieu absent en érigeant un État islamique, en restaurant une certaine confusion entre le temporel et le spirituel, caractéristique de l'Islam des premiers siècles, mais que les chiismes originaires puis la tradition philosophique et mystique musulmane avaient contribué à remettre en question.Cependant, si l'on se réfère au grand Maître soufi Ibn Arabi qui élabora la théorie du gouvernement ésotérique des saints, celui-ci à partir d'une exégèse mystique du texte coranique explique dans le chapitre des Fusus al-hikam (la sagesse des prophètes) consacré à la sagesse du roi David, que la notion de "monde imaginal" est un monde sensible ou les intelligences pures prennent forme. Champ de l'expérience visionnaire, les mystiques y rencontrent leur ange gardien et les prophètes y reçoivent les révélations du ciel. Et c'est parce que le mystique peut entrer en communication avec son ange qu'il n'est pas assujetti, au moins intérieurement, à un magistère dogmatique ou aux docteurs de la Loi.Au contraire, aujourd'hui, les évènements de l'histoire sacrale et prophétique, deviennent de l'irréel et les symboles dégénèrent en simples allégories plus ou moins édifiantes à moins que la conscience des fidèles ne sombre dans un littéralisme grossier qui interprète les évènements de l'histoire sainte comme des évènements se déroulant dans le monde empirique. La réduction de la méta-histoire prépare le chemin soit de la laïcisation, soit, pour faire court, du fondamentalisme religieux. La première voie est celle qu'a suivie l'Occident. La seconde est celle dans laquelle le monde musulman s'est engagé.On peut effectivement interpréter l'islamisme contemporain, dans ces composantes aussi bien sunnites que chiites, comme le réveil de certaines tendances millénaristes, caractéristiques des "Religions du Livre". Daech n'a pas hésité à exploiter des thématiques apocalyptiques comme un terreau fertile pour son recrutement. On rencontre aussi dans la propagande de Daech la promesse de l'instauration dans les terres conquises d'une société idéale, d'un paradis terrestre pour les élus en prélude à la fin des temps. Encore une fois, le vide laissé par une conception trop abstraite du divin suscite le besoin d'une perspective collective de salut ici et maintenant, dans le cadre d'une ummah fantasmée. On retrouve ici cette dialectique de la transcendance et de l'immanence qui veut qu'un excès de transcendance puisse s'inverser en un immanentisme qui cherche à transfigurer le monde, y compris par la violence. Cette dimension millénariste est aussi très marquée chez un auteur chiite comme Ali Sharîatî  qui, en élaborant une synthèse improbable entre chiisme et marxisme, en interprétant les événements de l'âme comme une métaphore de la lutte des classes, a contribué à préparer le terrain de la révolution de 1979. C'est néanmoins autour de la figure de Khomeyni qu'on a vu s'opérer un renversement, non pas seulement de la religion extérieure, mais de l'ésotérisme en millénarisme politique.Le monde musulman semble être entré dans une crise spirituelle profonde telle qu'il n'en avait peut-être pas connu depuis la fitna. En fait, la question se pose à terme pour l'Islam de savoir si son noyau spirituel, celui qui vient des Imams et qui s'est transmis à travers les maîtres soufis et les saints véritables, ne risque pas de mourir, ce qui ne l'empêchera pas pour autant de se répandre en tant qu'idéologie politique et révolutionnaire, notamment dans une Europe livrée au nihilisme.
 


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le 03-02-2026 07:38

L'ALGERIE DE MON ENFANCE, 1949-1962 (579)

TIGZIRT (Algérois)
La plage et les villas...
Photos du Centre de Documentation Historique sur l'Algérie. Publication Réalités du Morvan Empury...
 


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le 02-02-2026 08:56

LE SEL

Témoin silencieux des origines de l'univers, notre cristal tisse un lien subtil entre le temps, l'espace et l'esprit. Né des forges stellaires, il porte en lui l'empreinte des étoiles, voyageant pour devenir l'essence même de la vie sur Terre. Sédiment sédimentaire ? Non pas. Le sel semble partout chez lui : du macrocosme au microcosme. Il est inévitable puisque omniprésent. Il joue à cache-cache dans l'immensité des mers et l'intimité de nos cellules. Il est même recherché jusque dans les anneaux de Saturne.Dans sa forme la plus brute, il est donc minéral. N'en est-il pas moins vivant ? La pierre est certes dénuée de sève, de moelle et de sang, mais comme le corps ou le bois, elle est constituée de veines. Elles témoignent le vécu, le mouvement, l'altération. Le sel est ainsi à percevoir comme de la matière provisoirement inerte. Qu'il soit dissous dans les profondeurs ou tapis sous le manteau terrestre, le sel attend d'être révélé...Isabelle Andruvet, Le Sel, Les Editions de la Tarente, 2025
 


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le 01-02-2026 07:51

L'ALGERIE DE MON ENFANCE, 1949-1962 (578)

TÉNÈS (Algérois)
Un coin du Port...
Photos du Centre de Documentation Historique sur l'Algérie. Publication Réalités du Morvan Empury...
 


 
 
 

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