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Les Black's Foot

le 29-03-2012 09:06

INGRES, LE BOURGEOIS SÉVÈRE

 

 


          Rome, 1837. Un vent de panique souffle sur la ville éternelle : chaque jour, deux cents personnes meurent du choléra – six religieuses de la Trinité des Monts viennent d’être emportées par le fléau. Tout près de là, la Villa Médicis, qui accueille les artistes français lauréats du « prix de Rome », et dont Ingres est le directeur depuis plus de deux ans, un des élèves du maître meurt à son tour…

 

     Les pensionnaires, qui jusque-là faisaient corps face à l’épidémie sévissant depuis longtemps déjà, mais moins violemment, s’affolent comme des oiseaux effrayés, et veulent fuir la ville. Ingres les retient : ils se feraient tirer dessus dans les villages environnants, car la panique a commencé à se répandre !

 

     Imperturbable, la mine sévère, le corps sanglé dans son habit, le cou serré dans des cols de chemise jamais assez raides ni assez empesés, le maître tente de redonner courage aux plus effrayés en leur lisant à voix haute un chapitre de La Vie des hommes illustres de Plutarque ! Dehors, derrière les persiennes closes, les ramasseurs de cadavres continuent leur travail, dans un silence lugubre et un air pestilentiel. Ingres, lui, pense à l’Antiquité, à l’Histoire, aux grands hommes… et au travail qui l’attend et auquel il va se remettre tout à l’heure comme chaque jour, malgré le choléra et les difficultés du moment.

 

     Quand il mourra à son tour, bien plus tard, à quatre-vingt six ans, il aura accompli une tâche immense, aura été couvert d’honneurs ou de huées – qu’importe : les « hommes illustres » vont droit vers leur chemin.

 

     Il se marie par correspondance après deux chagrins d’amour – Pour survivre, il devient peintre public – Musicien virtuose, il joue du violon avec Paganini - Sénateur octogénaire, il achève Le Bain turc – Le génie du portrait, il peint les gloires de son temps et les héros du passé.

 

 

LA GRANDE ODALISQUE

 

     Commandée par Caroline Murat, reine de Naples, cette toile était le pendant d’une Dormeuse disparue depuis. Exposée au Salon de 1819, elle ne recueille que des sarcasmes. Les critiques se moquent de la « maigreur choquante des bras », et surtout des « trois vertèbres de trop » qui donnent à l’échine de la courtisane une longueur inusitée. Mais Ingres a volontairement accentué l’élongation des formes pour atténuer le réalisme du nu et atteindre à ces courbes souples et moelleuses. L’expression du visage, très inspirée de Raphaël, n’est pas exempte d’ironie, dans le regard légèrement provocant que l’odalisque tourne vers nous.

1814 (91 x 162 cm), Musée du Louvre, Paris.

 

     Jean-Auguste Dominique Ingres est né le 29 août 1780 à Montauban. Il est mort le 14 janvier 1867 à Paris. Ingres est enterré au cimetière du Père-Lachaise (23ième division).

 

Sources Grands peintres, éditions F. Magazine sa et Wikipedia.

 

Armand,

 

 


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1. madisonbgarden  le 29-03-2012 à 09:57:55

Ingres m'a interpellé... et j'ai trouvé très intéressant ton article...
bonne journée

2. lolo78000  le 29-03-2012 à 15:36:38

coucou ensoleillé pour te souhaiter un très bon après-midi de gros bizzzous

3. lafianceedusoleil  le 29-03-2012 à 22:28:56  (site)

bonsoir,
très intéressant article sur Ingres, je ne savais pas qu'il était enterré au Père Lachaise.
Un grand maître !
très bonne fin de soirée et gros bisou

4. apartee  le 26-04-2012 à 09:09:24  (site)

Magnifique

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le 28-03-2012 07:29

C COMME CHEBIKA - TUNISIE

 

 

 

          Ce village berbère, accroché à la montagne, fut autrefois un poste de défense romain sur l'axe Tebessa (Algérie) Gabès.

 

     Ses habitants l'ont dévasté après les inondations de 1969 et ont reconstruit un nouveau village plus bas.

 

     Sa petite oasis, traversée par un cours d'eau est située dans une faille, elle est magnifique. Empruntez le circuit balisé, longeant cette rivière, et qui vous mènera jusqu'à la source qui sort de la montagne. Ensuite escaladez le petit chemin entre les rochers et admirez le panorama qui s'étend au delà de chott El-Gharsa...

 

 

 

Armand, Collection privée 2006, 

 

 

 


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1. lolo78000  le 28-03-2012 à 14:39:45

petite visite pour te souhaiter un très bon mercredi ensoleillé de gros bizzzous

2. lafianceedusoleil  le 28-03-2012 à 22:00:01  (site)

bonsoir Armand,
toujours le mot pour rire !

Une photo, ce soir, tu ne nous as pas gâtés. Le peu que je vois, le paysage est grandiose.
Je te souhaite une douce nuit.
Bisou

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le 27-03-2012 09:14

M COMME METLAOUI - TUNISIE

 

 

          La ville connaît un fort développement sous le protectorat Français avec la découverte en 1885 du premier gisement de phosphate situé à quelques kilomètres au pied du Djebel Selja. Son exploitation industrielle commence en 1896 avec la concession accordée à la Compagnie des phosphates et des chemins de fer de Sfax-Gafsa et la construction de la ligne de chemin de fer entre Métlaoui et Sfax (250 kilomètres) permettant d'acheminer le minerai vers le port d'où il est exporté ou transformé sur place. Aujourd'hui encore, le phosphate est extrait dans huit centres miniers alentours et Métlaoui en constitue le principal.

 

     Le lézard rouge: il fut jadis le train royal du Bey de Tunisie. Actuellement il est exploité pour effectuer une excursion dans les gorges de Selja (gouvernorat de Gafsa) en pleine montagne,  entre désert et canyons . Le trajet aller/retour, départ de Métlaoui dure 2 heures.

 

 

 

Armand, Collection privée 2006, 

 

 

 


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1. yayy2  le 27-03-2012 à 13:30:28

je te remercie de ton petit message sur mon blog
je vais prendre le tant pour lire ton blog qui a l'air bien interressant
amicalement
bonne journee

2. lolo78000  le 27-03-2012 à 15:17:27

petit coucou pour te souhaiter un très bon après-midi chez nous toujours un superbe soleil de gros bizzzous

3. lafianceedusoleil  le 27-03-2012 à 22:22:51  (site)

bonsoir Armand,
il est vraiment magnifique ce petit train.
Souhaite que tu te portes bien.
Douce nuit et gros bisou

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le 26-03-2012 07:21

N COMME NEFTA - TUNISIE

 

 

          C'est l'antique Aggasel Nepte des Romains. Détuite au 11ième siècle par les souverains de Tunis pour refus de payer l'impôt, la ville de Nefta se releva. Elle devint un centre influent du soufisme, mouvement mystique musulman. Elle atteignit son apogée au 16ième siècle.

      La vie y est encore imprégnée de spiritualité. Une vingtaine de mosquées et une centaine de coupoles rappellent que Nefta est la ville sainte du Djérid. Elle est le deuxième centre religieux de Tunisie, après Kairouan. C'est ici que Sidi Bou Ali, un mystique du 13ième siècle, a fondé une confrérie. La zaouia se trouve au milieu de l'oasis.


      L'endroit le plus célèbre, à Nefta, est sa somptueuse Corbeille. C'est une vaste cuvette située au nord de la ville. Elle a vaguement la forme d'un triangle dont le côté nord mesure quelque six cents mètres. Les deux autres côtés se rapprochent sans se toucher, ménageant un couloir qui va serpentant pour rejoindre la palmeraie. Les parois sont abruptes et arides, hautes d'une trentaine de mètres. Au fond jaillissent de nombreuses sources grâce auxquelles pousse une végétation luxuriante de hauts palmiers abritant de beaux vergers... 

 

 

 

 

Armand, Collection privée 2006, 

 

 


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1. lolo78000  le 26-03-2012 à 14:12:12  (site)

petit coucou ensoleillé je te souhaite un très bon après-midi et un bon début de semaine de gros bizzzous

2. lafianceedusoleil  le 26-03-2012 à 22:03:47  (site)

kikou Armand,
merci pour la belle promena à Nefta. J'aime bien la deuxième photo.
J'ai vu que tu as mis une photo de Marbella, hier. Quand je suis allée à Gibraltar, le guide dans le car, nous a raconté l'histoire des maires de Marbella, ce n'est pas triste.
Je te souhaite une douce nuit
bisou

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le 25-03-2012 07:23

LE MOT DU WEBMASTER

 

AUJOURD'HUI C'EST DIMANCHE

LE WEBMASTER SE REPOSE

  



Marbella, Costa de los Pinos,

 

 

A LUNDI POUR DE NOUVELLES AVENTURES

 

 

 

 


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1. lafianceedusoleil  le 26-03-2012 à 22:00:06  (site)

smiley_id117076

pour la belle photo de Marbella
kiss

2. heremoana  le 27-03-2012 à 13:41:18

tu nous fait toujours voyager avec ts photos sublimes
bisous

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le 24-03-2012 07:21

WILD BILL

 

 

 


          Figure mythique de l’Ouest américain, Wild Bill Hickok s’installe à Deadwood où sa légende l’a précédé. Sous les traits d’un jeune homme assoiffé de vengeance, son passé va le rejoindre.

 

     Après l’odyssée criminelle du « Gang des frères James » et la cavale libertaire du chef « Geronimo », Walter Hill accepte un nouveau défi : retracer les derniers jours de la vie d’une autre légende de l’Ouest, Wild Bill Hickok.

 

     Walter Hill s’entoure de comédiens piliers de westerns, qu’ils aient la peau blanche ou qu’ils soient de souche indienne.

 

     Vilipendé par la grande presse américaine, le film ne sera exploité, en Europe, que sur le marché de la vidéo.

 

     Acteur sobre et subtil, Bruce Dern reste, aujourd’hui encore, l’un des acteurs américains les plus sous-estimés de sa génération.

 

     Il naît à Chicago, Illinois, le 4 juin 1936. Bruce décroche son premier rôle à l’écran en 1960, dans le film d’Elia Kazan « Le Fleuve sauvage ». En 1964, il fait une apparition dans deux thrillers signés Robert Aldrich « Chut… chut, chère Charlotte » et Alfred Hitchcock « Pas de printemps pour Mamie ». En 1966, Bruce Dern collabore pour la première fois avec le prince de la série B américaine, Roger Corman, et figure au générique des « Anges sauvages », auprès de Peter Fonda et Nancy Sinatra. Cette collaboration trouvera divers prolongements, notamment dans « L’Affaire Al Capone » (1967), « Bloody Mama » (1970) ou encore « The Trip » (1967) et « Psych-Out » (1968), deux films psychédéliques pour le moins savoureux, interprétés (et écrit dans le cas de « The Trip ») par un tout jeune Jack Nicholson.

 

 

 

 

Textes et photos en provenances de la collection « Westerns de légende », Editions Atlas, 2004.



Armand,

 

 


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1. lafianceedusoleil  le 24-03-2012 à 12:59:32  (site)

kikou Jakin,
bon samedi Jakin, je rentre cette après-midi. Je te dirais franchement, je serais bien restée quelques jours de plus.
Bisou

2. lolo78000  le 24-03-2012 à 13:13:52

coucou avec un superbe soleil je te souhaite un très bon samedi de gros bizzzous

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le 23-03-2012 06:43

SUGAR BLUE

 

 

 

 

          Bien qu’il soit toujours resté proche de la tradition du blues, comme en témoigne sa collaboration avec le grand Willie Dixon, Sugar Blue a su explorer d’autres styles. Harmoniciste éclectique, il n’est pas en effet resté insensible au discours parkérien, ni au rock pur et dur des Stones ou à celui, progressif, de Frank Zappa. L’histoire d’un musicien surdoué qui devait triompher à Paris !


     Sugar Blue a su allier au blues de ses maîtres, qu’ils se nomment Muddy Waters, B.B. King ou Willie Dixon, le bop très « intellectuel » de Charlie Parker, la soul de Stevie Wonder et le rock des Rolling Stones. Un parcours qu’avait suivi avant lui le guitariste Taj Mahal.


     Selon les propres déclarations de Sugar Blue, c’est Stevie Wonder qui devait lui transmettre la passion de l’harmonica. Compositeur, chanteur et multi-instrumentistes d’une exceptionnelle créativité, Stevie Wonder est un monstre sacré de la musique noire, dont la réussite a rejailli sur la Tamla-Motown.

 

 


     Si Sugar Blue n’avait rien d’un débutant lorsqu’il est arrivé en Europe, c’est pourtant à Paris qu’il devait se faire un nom, en jouant notamment avec Carey Bell et Frank Zappa.

 

     En enregistrant avec les Rolling Stones, Sugar Blue va gagner une grande confiance en lui. Dès lors, l’harmoniciste va se montrer de plus en plus éclectique.

 


     Jeune, indomptable et d’une exceptionnelle virtuosité, Sugar Blue reste avant tout un musicien de blues. Ce qui ne l’a pas empêché de montrer toute l’étandue de son talent dans des styles aussi divers que le rock anglo-saxon, la soul music et même le free jazz, puisqu’il a joué avec Archie Shepp.

 

♥     Don't Start me Talkin' (1982)

 

 
♥♥      Help Me (1982)
 
 
♥♥♥      Key to the Heghway (1982)
 
 
♣     Cold Blooded Man (1982)
 
 

 

 

Textes et photos en provenances de la collection « Les Génies du Blues», Editions Atlas, 1992.



Armand,

 

 


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1. la petite fee ...du vendredi  le 23-03-2012 à 10:50:10  (site)

hello toi l ami de vef dsl si jpasse pas souvent mais le temps me coute riree breff j adore stevy wonder une idole kon j avais 13 ans ben kkoi il m a fait rever sur ses miousika .... bon week end l ami jakin il va faire un chouette temps smidi je ferais des mergezes et tranches de lards sur ma terasse jn oze pas te dire te joindras tu a nous.... je c a quel point tu es deja pris riree bonne et agreable journee l ami et a un de ces jours bize.... merci.

2. lolo78000  le 23-03-2012 à 15:45:26

coucou ensoleillé pour te souhaiter un très bon après-midi ainsi qu'un très bon week-end de gros bizzzous

3. lafianceedusoleil  le 23-03-2012 à 23:20:36  (site)

bonsoir Armand,
excellents morceaux !
Cela fait tout drôle après avoir vu un spectacle de flamenco à l'hôtel ce soir.
Les calèches sont toujours là, elles t'attendent.
Douce nuit et gros bisou

4. heremoana  le 24-03-2012 à 09:23:24

excellents morceaux !! bisous et bon week end estival

5. find cell number  le 28-03-2012 à 08:46:52  (site)

l ami jakin il va faire un chouette temps smidi je ferais des mergezes et tranches de lards sur ma terasse jn oze pas te dire te joindras tu a nous.... je c a quel point tu es deja pris riree bonne et agreable journee l ami et a un de ces jours bize.... merci.

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