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Les Black's Foot

le 16-06-2014 07:01

P COMME PIERRELONGUE - DROME - FRANCE

 

 

           Pierrelongue est un petit village où se trouve l'Eglise N.D. de Consolation sur un curieux piton rocheux. Doit son nom à l'aiguille rocheuse qui portait un château fort (détruit en 1789), remplacé par l'église...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Armand, Collection privée 2009, 

 

Tags: #photos
 


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1. anaflore  le 16-06-2014 à 11:41:46  (site)

suis toujours surprise par des églises à tour carrée chez nous des flèches qui montent vers le ciel bon lundi

2. banga  le 16-06-2014 à 23:42:43  (site)

Bonsoir Armand merci de ton passage la drome est superbe tes photos reflètent bien la beauté de cette région réputé pour leur petit vin rosé lol cette église est superbe il y en à beaucoup dans le sud , je te souhaite une bonne fin de soirée et un bon mardi @+ .

3. lafianceedusoleil  le 16-06-2014 à 23:54:30  (site)

Bonsoir Armand,
je suis rentrée ce soir de mon petit séjour en Alsace et en Forêt Noire. J'ai vu tant de belles choses que ma tête est dans les nuages.
Bonne semaine Armand.
Je t'embrasse très fort¨
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le 15-06-2014 11:36

LE MOT DU WEBMASTER

 
AUJOURD'HUI C'EST DIMANCHE

LE WEBMASTER SE REPOSE

 

 


 

Baziege, Eglise Saint Etienne.

 

 

 A LUNDI POUR DE NOUVELLES AVENTURES

 

 

 

 


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le 14-06-2014 07:48

MACARTHUR, LE GÉNÉRAL REBELLE

 

 

 


          De 1941 à l'aube des années 1950, Douglas MacArthur conclut une carrière déjà historique de deux décennies d'exploits et de coups d'éclats. Héros anticonformiste, ce général va plus que jamais forger sa légende en se dressant contre sa hiérarchie et les idées reçues.

     Alors qu'il était déjà retraité de l'armée américaine, le général Douglas MacArthur reprend du service en 1941, lors de l'entrée en guerre des Etats Unis. Il mène les troupes alliées aux Philippines avant de se consacrer au Japon de l'après-guerre et à la guerre de Corée au début des années 1950.

     Les moyens mis en œuvre pour réaliser MacArthur, le général rebelle ne sont pas à la hauteur des ambitions du projet. Pourtant, Gregory Peck va se battre jusqu'à la sortie du film pour obtenir le meilleur résultat possible.

     Le souvenir de Patton, film très apprécié de la critique, influence les impressions des journalistes et rend la comparaison avec MacArthur, le général rebelle presque systématique. L'interprétation de Gregory Peck occulte, elle aussi, le travail du reste de l'équipe.

     Pour Gregory Peck, MacArthur, le général rebelle aurait pu devenir le couronnement d'une carrière exigeante. Mais les restrictions budgétaires et les conflits permanents avec les producteurs vont priver la star du film espéré.

     Malgré de nombreuses réalisations pour le cinéma et la télévision, Joseph Sargent reste relativement inconnu. Pourtant, sa carrière regorge d'une multitudes de genres.

     Né le 25 juillet 1925 dans le New Jersey, Joseph Sargent reçoit pour ses onze ans un beau cadeau de la part de son oncle : une caméra 8 mm. Un choix sans doute déterminant dans la vie de Sargent puisqu'il commence dès cet âge à tourner et à réaliser des films. Après avoir suivi des cours d'art dramatique à la New York's School of Social Research, Joseph Sargent débute sa carrière au milieu des années 1940, en tant qu'acteur. Durant cette période, il collabore à plusieurs spectacles dans les théâtres de Broadway. Il apparaît aussi dans quelques films, au cours des années 1950. Mais ses tentatives d'acteur ne sont pas vraiment couronnées de succès. Il fonde alors une compagnie de théâtre à Hollywood et met en scène des œuvres variées du répertoire classique et contemporain...
 

Textes et photos en provenances de la collection « Les plus grands films de guerre », Editions Atlas, 2002.

Armand,

 

Tags: #cinéma
 


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1. banga  le 15-06-2014 à 10:22:02  (site)

Bonjour Armand un très bon film dont tu as bien fait le résumé , je te souhaite une bonne fin de week end @+

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le 13-06-2014 02:08

JAN & DEAN

 

 


          Si Jan and Dean devront pour beaucoup leur succès aux Beach Boys et tout particulièrement à Brian Wilson, le duo n'en a pas moins obtenu son premier hit à la fin des années 50, c'est-à-dire bien avant que le groupe mythique de la Californie du Sud n'ait vu le jour.
 
      Jan Berry et Dean Torrence, nés l'un  et l'autre à Los Angeles respectivement le 3 avril 1941 et le 10 mars 1940, se lient d'amitié dans une high school. Comme tous les jeunes Californiens, ils découvrent le rock'n'roll et, avec d'autres membres de l'équipe de football à laquelle ils appartiennent, c'est-à-dire Arnie Ginsburg, Bruce Johnston et Sandy Nelson, ils montent un groupe, lequel, après quelques répétitions, enregistre une maquette de Jennie Lee.

     L'orchestre dissous peu après et Torrence parti à l'armée, Berry décide de faire écouter sa bande à Joe Lubin qui travaille chez Arwin, un petit label qui appartient à l'actrice Doris Day et à son mari Marty Melcher. Impressionné, Lubin décide de sortir aussitôt Jennie Lee sous le nom de Jan and Archie, qui entrera dans les charts du magazine Billboard en juin 1958 et qui se vendra à plus de 800 000 exemplaires.
 


     Rendu à la vie civile, Dean retrouve Jan, qui a entre temps rencontré les auteurs compositeurs Lou Adler et Hert Alpert. Lou Adler a notamment écrit Baby Talk, qui plait au duo ; ce dernier l'enregistre donc pour Dore Records, un label qui vient de connaître un succès retentissant avec la version de To Know him Is To Love him réalisée par les Teddy Beans.

     En septembre 1959, Baby Talk monte haut à son tour dans les charts, ce qui conduira Jan and Dean à participer à la célèbre mission "American Bandstand".


     Une chose est sûre, Jan and Dean n'ont jamais cherché à révolutionner la musique populaire. Leurs enregistrements n'ont eu d'autres buts que de divertir et faire danser. Il ne faut donc pas chercher un message caché derrière les textes de leurs chansons. Celles-ci sont belles et romantiques, ce qui n'est déjà pas si mal. Et surtout, aujourd'hui encore, elles n'ont rien perdu de leur magie : comme celles des Beach Boys, elles correspondent à une époque, le début des années 60, et à un lieu mythique entre tous, la Californie...
 
♥      Little Deuce Coupe (1964)
 
 
 ♥♥     Drag City (1964)
 
 
 ♥♥♥     Be True to Your School (1964)
 
 
♣     Vegetables (1964)
 
 
 
Textes et photos en provenances de la collection « Les Génies du Rock», Editions Atlas, 1993.
 
 
Armand, 
 
Tags: #musique
 


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1. lafianceedusoleil  le 13-06-2014 à 20:29:24  (site)

kikou Armand,
groupe sympa, ils ont eu leur gloire.
Demain, tu vas au Pont du Gard, c'est super, cela va être grandiose et féérique je pense.
Tu veux voir des photos des plats, j'en ai mises quelques unes ce soir.
Je pars demain en TGV en Alsace, je me demande comment cela va se passer du fait de la grève SNCF.
Je rentre lundi soir, je vais voir des amis.
Bon week-end Armand.
Je t'embrasse
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le 12-06-2014 01:21

AIX EN PROVENCE - ÉGUILLES - KM 11

 

 



          Onze kilomètres sur une route que nous connaissons pour l'avoir emprunté en voiture au moins deux fois par semaine. Mais la parcourir à pied, c'est une autre histoire. première étape en faux plat montant et, une colline à passer (les Figons) pour arriver sur la grande ligne droite qui annonce le village. Logé chez des amis qui nous accueillent pour la circonstance.

 

     Le village d'Éguilles a réussi, à travers les âges, à préserver son caractère authentique. Perché à 300 mètres d’altitude, entouré de champs et de forêts, il possède un belvédère remarquable offrant une vue exceptionnelle sur la campagne provençale. Le petit hameau des Figons, tout proche, lui est rattaché et bénéficie lui aussi d’un environnement champêtre protégé.
 


     Des traces datées du néolithique prouvent que le site d'Eguilles a été habité dès le 3ième millénaire avant J.C., et qu'il a été le théâtre d'une activité intense deux mille ans plus tard, comptant deux oppidums celto-ligures, à Pierredon et aux Mourgues. Ces deux sites furent détruits, 124 ans avant J.C., en même temps que le site d'Entremont sur les hauteurs d'Aix-en-Provence.
 

 
     Un peu plus tard, à l'époque Gallo-Romaine, un nouveau village se développe le long de la nouvelle Voie Aurélienne, mais faute de documents, il est impossible de suivre son évolution au-delà des grandes invasions.
 


     Au 10ième siècle, des textes retrouvés font état de " Castrum de Aquila ". Par la suite et jusqu'à la fin du 16ième siècle, le village fut l'objet d'affrontements constants entre les seigneurs des Baux et la Maison de Provence, jusqu'à la destruction du château, lors des guerres de religion.
 

 
     Au début du 18ième siècle, s'installe la dernière famille des seigneurs locaux, les célèbres Boyer d'Eguilles, qui ont fourni une longue lignée de juristes et d'humanistes. Sous leur gestion, le village se développa jusqu'à compter 1 800 habitants en 1790, l'année où il devint chef-lieu de canton !
 


     Entre-temps, le Château avait été reconstruit, avec l'église qui le jouxte et il dominait désormais un village d'agriculteurs, d'artisans et de commerçants.
 

 

 

 

 
     Parallèlement à la culture de la vigne et de l'olivier, qui remonte à l'époque celto-ligures, l'élevage du mouton avait pris une grande importance et il avait fait naître une industrie lainière très active. Eguilles devint alors un centre d'organisation de la transhumance : en 1784, il fit transiter 40 0000 mérinos d'Arles.
 


     Le 19ième siècle, amenant la révolution industrielle, frappa de plein fouet cette économie, par l'amélioration des rendements, concurrençant les activités locales et entraînant l'exode rural : En 1936, Eguilles ne comptait plus que 730 âmes.
 

 
     Soixante-dix-sept ans plus tard, nous voici 8000 habitants, preuves vivantes que la terre d'Eguilles est fertile et que les racines sont bonnes !
 


     Caché au cœur du village, totalement clos, se trouve le jardin d'Eguilles, celui du sculpteur contemporain Max Sauze. Il a vu le jour en 1963. Sur une superficie de 950 m², se répartissent une centaine d'œuvres, évolutives, accrochées aux arbres ou intégrées à la végétation.
 

 
 
A suivre.... Armand,
 

 

 


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1. anaflore  le 12-06-2014 à 09:24:13  (site)

une belle petite ville
trés belle la porte bleue couleur de la vierge
bon jeudi

2. lafianceedusoleil  le 12-06-2014 à 21:11:55  (site)

bonsoir Armand,
joli reportage sur ce petit village d'Eguilles. Ce village est ancien et a connu un tas d'aventures historiques.
Merci Armand pour ces belles photos.
La pluie est arrivée chez toi. Cela doit faire du bien après les grosses chaleurs que vous avez eues.
Bonne fin de journée et bon vendredi.
Je t'embrasse
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le 11-06-2014 05:02

M COMME MOLLANS SUR OUVEZE - DROME - FRANCE

 


 

          Le nom de Mollans-sur-ouvèze apparaît dans les textes en 992. Au 11ième siècle et au début du 12ième siècle, l’abbaye de Villeneuve-lès-Avignon implanta à Mollans deux prieurés dédiés à Saint-André et Saint-Pierre, sur l’autre rive de l’Ouvèze, en position dominante, à proximité d’installations gallo-romaines qui correspondent aujourd’hui à deux fermes.

     Le château et bourg fortifié de Mollans, appartenant à la famille des Mévouillon, est mentionné dès 1122. Il abritait l’église paroissiale Sainte-Marie qui a été reconstruite tardivement au 18ième siècle.

     Avant 1790, Mollans était une communauté du bailliage du Buis, formant une paroisse du diocèse de Vaison, dont l’église était sous le vocable de Notre Dame de Lauze. Terre de la baronnie des Mévouillon, qui, possédée tout entière par les Mévouillon en 1291, était partagée, en 1293, en deux fiefs, dits du fort supérieur et du fort inférieur. Engagé en 1293 aux Médicis, qui le cédèrent en 1333 aux Adhémar, le fort inférieur passa vers 1488 aux Thollon de Sainte-Jalle, qui le vendirent en 1515 aux Parpaille. Plusieurs seigneurs leurs succédèrent....
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Armand, Collection privée 2009, 

 

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1. anaflore  le 11-06-2014 à 09:26:15  (site)

site historique quelle recherche!!!bravo tu es dans les sites les plus visités

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le 10-06-2014 07:18

DU MAITRE AU GRAND ÉLU DE LA VOUTE SACRÉE, LA RECHERCHE DE LA PAROLE ?

 

 

 



          La Parole Perdue, voilà un élément qui manque pour terminer le temple et pouvoir prétendre que l'œuvre est achevé. En ce sens, c'est un élément dynamique qui empêche le Franc-maçon d'affirmer qu'il a atteint la vérité et le maintient dans un perpétuel état de recherche. Mais il faudrait pas qu'il se contente de chercher pour ne rien trouver.

     Cependant, si la parole est perdue collectivement, il faut remarquer qu'elle n'est trouvée qu'individuellement. Là, réside un des points essentiels de l'enseignement maçonnique. Et ce qui fait office de parole retrouvée est encore une parole substituée. Toutefois, cette parole retrouvée apparaît encore comme bien énigmatique ; il s'agit certes à nouveau d'un tétragramme, mais composé de lettres appartenant à un autre alphabet.

     Le mythe nous enseigne donc que le rôle du Franc-maçon consiste à reconstituer ce qui est épars, et cette démarche passe précisément par la reconquête de la parole. La Parole c'est une pensée vivante qui ne peut être figée et nous devons rassembler les éléments dispersées. Retrouver la parole, c'est vivre la justesse de l'instant et la manifestation du divin.

     Le Franc-maçon ne doit pas avoir une attitude passive, mais se mettre à l'œuvre. Car rechercher la parole perdue, n'est-ce pas constamment tenter de percevoir l'esprit caché sous la lettre, la réalité sous l'apparence ?

     Le mythe de la Parole perdue puis de sa redécouverte partielle en Nom Ineffable est inauguré au degré de Maître lorsque les neuf Maîtres, déterrant le cadavre, proposent comme nom substitué, le premier mot qui leur viendra à la bouche quand il mettront à jour Hiram.

     Avec la disparition  d'Hiram, le ternaire Salomon Hiram de Tyr et Hiram Abi est rompu et le mot ne peut plus être reconstitué car la parole ne circule plus. Il est donc impérieux de reconstituer le ternaire d'abord. Ce sera le rôle attribué à Jhoaben, Secrétaire Intime (6ième degré), auquel le candidat est appelé à s'identifier. On sait que le nom Ineffable, le Grand Nom sera retrouvé par le Chevalier du Royal Arch (13ième degré) et épelé par le Grand Elu de la Voûte Sacré (14ième degré). Le thème de la Parole Perdue finit donc un cycle dans ce degré.

     La Parole Perdue entre en dialectique permanente avec le Silence, dans un curieux paradoxe : l'énonciation est en effet un moyen privilégié pour mettre en conscience un contenu mystérieux de l'inconscient. Plusieurs démarches de développement personnel, la psychanalyse en premier chef, considère que la verbalisation est le moyen inévitable pour que les choses se disent (Les mots pour le dire).

     Pour autant dans la démarche initiatique, la prise de parole toujours réglementée (une seule personne à la fois, pas d'interruption) permet à chacun de s'exprimer sur un symbole, un mythe.

     Quand un initié prend la parole, ce n'est plus l'individu qui parle à travers lui mais "ce que nous sommes tous" qui s'exprime. Et c'est dans cette mesure que l'Homme accède au monde de l'inconscient collectif, du sacré qui réunit en fraternité les autres Hommes. La prise de parole en loge devrait permettre l'énonciation du Nous, transmis par Un seul. Toutefois on sait par expérience qu'enfermer les mythes et les symboles dans la cage des mots les rend vulnérables et tend à leur ôter, en les banalisant, leur dimension sacrés.

     Aussi le silence qui comme chacun sait, est d'or, vient-il en appui dialectique avec la Parole. Il permet sans doute l'économie des mots pour un même résultat : celui de la compréhension du Soi et du monde. A la différence du Silence, qui provoque la réflexion sur le sens, la Parole choisit à travers les mots et à cause d'eux. Le Silence est donc bien ce par quoi tout peut surgir. La Parole est ce par quoi le surgissement s'éclaire en conscience.

     Ainsi c'est dans le dynamisme du Silence, de la Parole que les arcanes mystérieux de notre inconscient sont déposé sur les rives de lumière de la conscience. Le Frère ou la Sœur qui parle en Loge ne s'adresse à personne en particulier mais au collectif atelier comme l'analysant sur un divan freudien parle à un analyste qui se tait plus qu'il ne parle.

     Enonciation dans le vide ! Car en Loge, on n'institue pas le dialogue. Le Frère ou la Sœur qui parle s'entend mais n'entend pas les autres. Possibilité de garder l'écho approfondi de ses symboles qui rebondissent sur le mur du silence des autres. Autant le thérapeute écoute pour comprendre celui qui parle et pour l'aider, autant les initiés écoutent celui qui parle pour mieux se comprendre eux-mêmes et s'entraider. Le mouvement est donc bien différent.

     La Parole vide les mythes et les archétypes de leur contenu sacré, attirant et terrible. Elle les apprivoise comme le Petit Prince de Saint Exupery apprivoise le renard et est apprivoisé par lui. Mais la mise en lumière n'est pas une mise à mort : l'initié pour mener ce travail d'assimilation est alors renvoyé au Silence.

     Quand la parole disparaît au grade de Maître, le silence de la stupéfaction arrive et le monde est plongé dans les ténèbres, muet. Or pour parler, il faut être trois : le Moi (la personne, l'énonciateur), l'intercesseur et le Soi.

     Le Secrétaire Intime fait irruption comme un intercesseur un double, qui décide dans un échange où le Soi tumultueux (Hiram de Tyr en proie à la colère, à l'agressivité), malmène le Moi (Salomon). Le ternaire ont le sait va être reconstitué car Salomon va accepter la médiation compensatrice de son double, Jhoaben, qui a prit peur et il va l'intégrer dans la relation entre le Moi et le Soi.

     Le Chevalier de Royal Arch va devoir, maintenant que la parole peut renaître, retrouver le mot sacré, clef du monde secret tant la Lumière est au cœur des ténèbres. Il est frappant de constater que le tétragramme sacré était en fait délivré au Maître Secret (4ième degré), au Maître Parfait (5ième degré), au Secrétaire Intime (6ième degré) et au Prévôt et Juge (7ième degré), sous la forme de Jéhovah ou Yahvé mais ceux-ci ne le comprenaient pas.

     L'accès à l'unité, au principe, au Soi semble lointain à l'initié qui ne voit ni n'entend alors qu'il a des yeux et des oreilles. Le Maître arrive quand le disciple est prêt. Le mystère de la fleur d'or peut être dévoilé ; celui qui n'est pas qualifié ne le saisira pas. Il n'est pas nécessaire d'être "à couvert" pour être protégé et le Grand Maître Architecte (12ième degré) ne ferme pas les portes de sa loge.

     C'est pourquoi l'accès au Principe n'est pas ailleurs, au dehors, il est proche, dedans. Le Chevalier de Royal Arch descend bien en lui-même pour retrouver le Nom ineffables : "Celui qui se connaît soi-même, se découvre divin et connaît son dieu !". Les alchimistes ne disaient-ils pas que la Matéria prima était très ordinaire et se trouvait n'importe où dans la création ?

     Fort de la connaissance du nom ineffable, le Grand Elu de la Voûte Sacré, parvient à épeler le tétragramme. Epeler revient à dire intercaler les phonèmes des pauses de silence. La dialectique retrouvée de la Parole et du Silence nous pulse vers un nouveau rythme.

     Ainsi nous comprenons que Retrouver la Parole Perdue n'a rien à voir avec penser à la Parole Perdue. Etre libre de passer de l'autre côté de la pensée pour entrer en contact avec l'énergie qui exige non plus de décapiter le mental, ce qui est une violence punissable, mais de lâcher l'intérêt que nous portons à nos idées pour éprouver l'existence d'une énergie intérieure.

     C'est à mon avis ce que véhicule le concept de parole retrouvée dans l'enseignement maçonnique. Pour une raison simple, son contenu est hors de saisie de la pensée empirique comme du discours qui l'exprime.

     Notre travail maintenant consiste à être libres des mots et des images, des pensées et des intelligences pour passer dans le monde de la sensation. C'est seulement à ce moment-là que nous pourrons reprendre la parole, exprimer notre vécu, témoigner du passage possible d'une dimension ordinaire à une dimension initiatique.

Je suis ce que je suis, donc je parle en silence !

Jakin, 

 

 


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1. lafianceedusoleil  le 10-06-2014 à 21:27:21  (site)

bonsoir Armand,
c'est un texte très profond qui mérite une relecture.
Je ne me fatigue pas en retenant que le silence est d'or !
Merci Armand pour ce bel article.
Bonne fin de soirée et bon mercredi.
Je t'embrasse
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